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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 17:35
Des fleurs et des photos déposées devant l’immeuble du syndicat des journalistes russes à Moscou. Photo Pavel Golovkin. AP

Des fleurs et des photos déposées devant l’immeuble du syndicat des journalistes russes à Moscou. Photo Pavel Golovkin. AP

Orkhan Djemal, Alexandre Rastorgouïev et Kirill Radtchenko ont été tués au nord de Bangui. Les autorités locales incriminent l’ex-Seleka (*), une coalition de groupes rebelles. Mais des zones d’ombre persistent.

Ce qui s'est produit en Centrafrique

Les premières informations sur la découverte en Centrafrique de trois corps avec des cartes de presse (supposément des ressortissants russes) ont été rapportées le 31 juillet aux alentours de 16:30, heure de Paris.

Puis, une source au courant de la situation a annoncé que les défunts possédaient des pièces d'identification périmées de différents médias.

Le ministère russe des Affaires étrangères a établi que le voyage était organisé comme touristique et qu'il ne disposait pas encore d'informations exactes sur le but de leur visite en Centrafrique.

Des zones d'ombre

Le motif de l'attaque contre les journalistes n'a pas non plus été établi. Selon l'une des versions, il pourrait s'agir d'un braquage.

La situation est supervisée par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en personne, les diplomates feront tout pour découvrir les détails des faits.

« Selon des informations reçues de la République centrafricaine, le 30 juillet, non loin de la ville de Sibut [à 300 km au nord de la capitale, Bangui] trois personnes ont été tuées qui portaient des cartes de presse émises aux noms de Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal », a déclaré le ministère des affaires étrangères russe dans un communiqué.

« Leurs corps sont déjà parvenus à Bangui », selon cette même déclaration.

Selon des sources sur place ils se seraient rendus en RCA pour enquêter sur le groupe Wagner

Le site d’informations en ligne russe Investigation Control Centre (TsUR) a indiqué dans un message publié sur Facebook que les trois journalistes avaient été envoyés en Centrafrique pour enquêter sur les activités du groupe Wagner, une organisation de sécurité privée russe connue pour avoir envoyé des mercenaires combattre en Ukraine et en Syrie pour le compte du Kremlin.

Trois journalistes reconnus

Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal étaient tous deux des professionnels reconnus dans leur domaine. Le premier, âgé de 47 ans, documentariste exerçant principalement pour le cinéma, avait notamment travaillé en Tchétchénie, et réalisé en 2014 le film « Srok » (Le Mandat) sur l’opposition russe.

Orkhan Djemal, 51 ans, était un reporter de guerre confirmé, qui avait travaillé pour la plupart des médias indépendants de Russie, dont la Novaïa Gazeta, en Afghanistan, dans le Caucase ou encore dans le Donbass. Il avait été blessé en Libye en 2011. Kirill Radtchenko était cameraman.

Selon le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement centrafricain Ange Maxime Kazagui, dont les propos sont relayés par Reporters sans frontières, l’attaque aurait été menée par neuf « ravisseurs enturbannés » ne parlant « ni le français ni le sango », la langue nationale. Un journaliste serait mort sur place, les deux autres un peu plus tard, des suites de leurs blessures, selon les propos du chauffeur du véhicule de l’équipe, blessé mais qui a réussi à s’échapper, selon le ministre.

Ce triple assassinat vient rappeler à quel point il reste extrêmement dangereux pour les journalistes de témoigner du conflit en République centrafricaine, rappelle par ailleurs l’ONG dans un communiqué. Nous exhortons les autorités centrafricaines et russes à mener une enquête sérieuse et approfondie pour en identifier les auteurs.

 

source : différents médias internationaux et contacts sur place.

La situation en Centrafrique

La situation s'est aggravée en Centrafrique en 2013 après le renversement du Président François Bozizé, qui se trouvait au pouvoir depuis 2003.

(*) Les groupes chrétiens anti-balaka (des milices d'auto-défense mises en place par des paysans en République centrafricaine) se sont opposés aux combattants du groupe islamiste Seleka, qui avait renversé le chef de l'État.

D'après l'Onu, durant le conflit jusqu'à un million de personnes ont dû quitter leur foyer, plus d'un millier de personnes ont été tuées.

Et pendant ce temps la population souffre, des femmes sont violées et des enfants sans famille errent aux bords de la forêt profonde.

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