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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 17:18

 

L'expert des questions iraniennes, Wahied Wahdat-Hagh,(1) met en garde contre les dangers que courent les milliers de chrétiens dans ce pays à cause de la loi imminente sur l'apostasie.

 

L'analyste d'origine iranienne dit que ceux qui appartiennent à des minorités religieuses sont vus comme des citoyens de sous ordre et considérés parfois comme des hors-la loi. Il affirme par ailleurs que le khomeynisme empêche l'Iran de développer une coopération fructueuse avec le reste du monde.

 

En voici en résumé ce qu'il en dit :

 

Tout d'abord il faut faire la distinction, en Iran, entre les chrétiens de communautés traditionnelles et les nouveaux mouvements chrétiens. Les Eglises arménienne et assyrienne se sont plus ou moins adaptées, même si ceux qui en font partie ne peuvent vivre comme ils le voudraient. Par exemple, leurs fidèles sont discriminés d'office et les femmes doivent se plier à la loi du voile obligatoire. Les chrétiens et les membres de religions reconnues, comme les juifs et les adeptes du zoroastrisme sont considérés comme des "dhimmi" (terme arabe appliqué aux populations non islamiques).

 

Les "dhimmi" » sont en effet considérés comme des personnes de sous ordre, puisqu'ils n'ont pas les mêmes droits que les chiites. D'ailleurs les chrétiens sont eux aussi considérés comme des mécréants. Seuls, ceux qui reconnaissent le Coran comme étant la dernière révélation de Dieu sont considérés comme des croyants. Ont dit aussi de ces "mécréants"  qu'ils sont pires que des incroyants, des "sales mécréants" (kafir).

 

Les  minorités religieuses n'ont même pas le statut de "dhimmi". La vie d'un chrétien, dans le système juridique iranien, vaut moins qu'un musulman, par exemple dans le cas de dédommagements après un accident de la route. La vie d'un "kafir" n'a en ce sens aucune valeur. La raison en est leur foi en Dieu qui s'est révélé à eux par Jésus-Christ. En plus ils croient à la parité des droits entre les sexes. En plus de cela ils renoncent à la violence politique.

 

Toutes ces questions, comme le montre la doctrine de l'Etat en Iran, sont pour l'islam fondamentaliste-totalitaire, des questions taboues.

 

Les iraniens qui, ces dernières années, sont passés au christianisme et ont rejoint le "Mouvement Hauskirche" (Eglises de maisons)(2) qui est en  forte croissance, se trouvent en grand danger. Selon certaines sources, en Iran l'Hauskirche est devenue entre temps plus forte que l'Eglise catholique. Les convertis sont considérés comme des apostats et risquent la peine de mort. 

En effet selon la loi Islamique un musulman ne peut changer de religion. Cela  est considéré comme une faute et il encourt la peine de mort. Une nouvelle loi sur l'apostasie, qui fera de la peine de mort une loi d'Etat, devrait être approuvée dans le courant de l'année. Des centaines de milliers de personnes seront alors en danger de mort. (3)

 

Ce point est encore dans l'islam un grave problème. Les musulmans libéraux soutiennent toutefois que dans l'islam il n'y a pas de contrainte. Or, selon la loi, aucun musulman ne peut quitter l'islam, puisque le Coran est la dernière parole de Dieu. Pour l'Iran cela signifie qu'il n'y a ni liberté religieuse ni liberté de conscience, donc qu'il n'existe pas d'autres libertés. En République islamique d'Iran, les droits de la femme n'existent pas, tout comme la liberté de la presse, ceci se répercutant sur la liberté de réunion et d'association.

Et cela touche précisément le droit à la vie des apostats.Car la liberté religieuse et de conscience est interdite par la Constitution, du moment qu'en Iran tout est soumis à la loi islamique.

 

Notes : 

(1) Wahied Wahdat-Hagh, expert en sciences politiques, est senior fellow à l'European Foundation for Democracy de Bruxelles. Depuis 2005, la fondation étudie l'islamisme au niveau mondial et reçoit, entre autres, des subventions de l'Union européenne et de gouvernements nationaux.

Wahied Wahdat-Hagh a écrit un essai : « L'Iran, par exemple: la persécution des chrétiens en République islamique » qui est inséré dans le volume « Feindbild Christentum in islam » (« Le christianisme ennemi en islam »), publié en 2009 par Ursula Spuler-Stegemann (Herder).  

 

(2) Le pasteur pentecôtiste Behrouz Khanjani est responsable des Eglises d'iran, églises essentiellement de maisons.  

 

(3) C'est le cas du pasteur Youcef NADARKHANI - voir l'article http://www.eleutherie.eu/article-condamne-a-mort-en-iran-58243703.html

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 14:36

Pas de mosquée saoudienne en Norvège, tant qu’il n’y a pas de liberté religieuse en Arabie Saoudite

 

Voilà un acte courageux dans une Europe qui se couche de plus en plus devant l'Islam (mot signifiant "soumission") :
"Le gouvernement saoudien et de riches donateurs privés d’Arabie Saoudite veulent financer des mosquées en Norvège à hauteur de dizaines de millions [d’Euros]."

 

 Légalement, ils en ont le droit. Conformément à la loi norvégienne il est permis aux pays étrangers de soutenir financièrement les communautés religieuses, mais vu l’importance de ces sommes, le gouvernement doit approuver le financement.


Or, le ministère des Affaires étrangères vient non seulement de refuser d’approuver ce financement, mais il a également répondu au Centre islamique Tawfiiq, qu’il serait “paradoxal et contre nature d’accepter le financement venant d’un pays qui n’accepte pas la liberté religieuse.”


Le ministre norvégien des Affaires étrangères Jonas Gahr Støre a déclaré au journal VG:  “Nous aurions pu simplement dire non, le ministère n’approuve pas, mais nous avons profité de l’occasion pour ajouter que l’approbation serait paradoxale tant que vouloir établir une communauté chrétienne en Arabie saoudite sera considéré comme un crime".

 

le Secrétaire d’État Espen Barth Eide est justement en visite en Arabie saoudite et s'este saisit de la question.
“Je constate que beaucoup de mes collègues européens ont le même problème, et la Norvège portera la question devant le Conseil de l’Europe”, explique Støre.


Le journaliste qui l'interview demande  : ”Cela signifie-t-il une possibilité de restreindre le financement religieux ?”
Jonas Gahr Støre: “C’est une question que le parlement et le gouvernement devront aborder.”

 

La réponse du ministère était adressée au centre islamique Tawfiiq, mais le ministre Jonas Gahr Støre affirme que la Alnor faith society, qui veut aussi construire une mosquée dans la ville de Tromsø,  financée par un homme d’affaires saoudien, va recevoir une réponse similaire.


La dernière semaine le journal Nordlys a écrit deux articles sur la fondation Alnor, dont les titres étaient “Un leader musulman de Tromsø lié à un réseau terroriste” et ” Les fondamentalistes islamiques d’Arabie saoudite sponsorisent la mosquée à Tromsø”.


Le journaliste : “Est-ce le courant saoudien de l’islam, le wahhabisme, qui est controversé en Norvège ?”
M Støre répond qu’il ne juge pas quels sont les courants ou les écoles de l’islam qui doivent s’établir en Norvège. “Nous avons la liberté de religion. Il s’agit de questionner les lois dans le pays d’où vient l’argent .”

 

Source :VG (Norvégien)  via Islam in Europe

                                                        
                                                                    
 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 21:21

« L'Occident veut protéger une criminelle »

 Tel est en substance ce que les mollahs iraniens peuvent désormais annoncer aux fidèles musulmans.
 

Souirce :  

Cet article a été écrit par un de nos correspondant  Iranien qui désire garder l'anonymat pour d'évidente raison de sécurité.


En choisissant la lapidation pour adultère plutôt que la pendaison pour meurtre, l'Ordre islamique s'est lancé dans une opération de communication aux objectifs multiples :
 
1. Au niveau de l'intérieur, le pouvoir entend retrouver une légitimité mise à mal après la catastrophe électorale de 2009. A la faveur de l'émoi provoquer en Occident par l'affaire Sakineh, le pouvoir peut désormais délivrer ce message aux hommes :

 « Messieurs, ces Occidentaux chrétiens veulent introduire le nudisme, ils veulent forniquer avec vos filles, vous arracher vos femmes et les pousser à vous tuer, nous sommes là pour vous protéger. Voilà pourquoi nous nous battons contre l'Occident, voilà pourquoi nous réprimons les Juifs, les chrétiens et les opposants.».

 


En effet, si l'Occident se focalise sur la sanction des supposées relations extra-conjugales de Sakineh, on se plait à rappeler en Iran qu'il y a meurtre d'homme, sauf que la lapidation est appliquée pour adultère. Ceci étant, il convient de rappeler que « les faiblesses de la chair » sont plutôt tolérées en République Islamique.
 
2. La médiatisation de l'affaire Sakineh permet à la République Islamique de créer un écran de fumée par rapport à la répression des mal-pensants en Iran. Des centaines si ce n'est de milliers d'Iraniens croupissent dans les geôles islamiques dans des conditions hygiéniques dignes de la République Islamique sans que la bien-pensance ne s'émeuve.

La campagne pour la libération de Sakineh permet aux politiques occidentaux, à la presse bien-pensante de soulager sa mauvaise consciente.
 
3. L’activité diplomatique générée par l'affaire pourrait permettre la réactivation de canaux diplomatiques dont a besoin le pouvoir pour renouer avec l'Occident. Contrairement à l'élite politique de l'époque impériale intéressée par des relations sud-sud, les mollahcrates entretiennent un rapport complexé avec l'Occident. En fait, contrairement aux apparences, des relations sud-sud avec le pauvre Brésil du président Lula n’intéressent qu'en théorie les mollahcrates qui se sentiraient davantage honorés en voyant les Occidentaux à leur pied grâce aux pétrodollars. 1
 
Ceci étant, il y a de forts doutes que le pouvoir se serait permis une telle médiatisation si Sakineh était réellement coupable.

Comme Sakineh Ashtiani, ne maitrise pas le farsi, la question de la validité de ses confessions reste à établir, mais là c'est une autre affaire.

 

Pour comprendre l'attitude tiers-mondiste des mollahs, il suffit de se rendre à Qom où les étudiants en théologie venues d'Afrique et de pays de l'Est sont traités avec beaucoup de mépris alors que les directeurs des institutions théologiques se sentent particulièrement honorés de recevoir des mollahs occidentaux.

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 21:47

L'ECLJ a édité un document sur le changement de religion en Égypte

Il peut être téléchargé au format PDF ici ECLJ Changementdereligion 20100201 ECLJ Changementdereligion 20100201

 

Voici l'introduction


Dr Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh
Centre de droit arabe et musulman
Février 2010


European Centre for Law and Justice - Le changement de religion en Égypte

Résumé: Le changement de religion en Égypte
En Égypte, selon la constitution, l'islam est la religion de l'État, et les principes de la loi islamique constituent la source principale de législation (article 2). Cette constitution affirme que "L'État garantit la liberté de croyance et la liberté de l'exercice du culte" (art. 46) et que "Les citoyens sont égaux devant la loi.

 

Ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs publics, sans distinction de race, d'origine, de langue, de religion ou de conviction" (article 40).

 

Ces deux articles cependant doivent être compris dans les limites tracées par le droit musulman, lequel encourage toute personne de se convertir à l'islam, punit de mort celui qui quitte l'islam, et ne reconnaît que les adeptes des trois religions monothéistes.

 

Même si la peine de mort (réclamée par les autorités musulmanes) n'est pas prévue en droit égyptien, l'abandon de l'islam a des conséquences qui équivalent à la mort civile: l'apostat ne peut pas se marier, et s'il l'était déjà, il est séparé de sa femme; ses enfants lui sont enlevés, sa succession est ouverte; il ne peut hériter et seuls ses héritiers musulmans peuvent hériter de lui. Il ne peut obtenir une carte d'identité, ce qui le prive des droits essentiels pour vivre.

 

C'est la raison pour laquelle les convertis de l'islam doivent pratiquement quitter le pays pour vivre leur foi.

 

Lire la suite dans le ficheir joint.... 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 17:43

"PORTES OUVERTES"

une ONG créer pour soutenir les chrétiens persécutés diffuse l'index mondial des persécutions

 

http://www.portesouvertes.fr/informer/persecution.php

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